Une nouvelle fois, vous êtes devant vos fenêtres, facture de chauffage à la main, et la question finit toujours par revenir, est-ce que ça vaudrait le coup de passer au double… ou même au triple vitrage ? L’idée est séduisante. Plus de confort, moins de courants d’air, une maison qui garde mieux la chaleur et, aucun doute là-dessus, des fenêtres qui peuvent réduire votre facture ! Mais entre promesses commerciales, discours techniques et retours d’expérience parfois contradictoires, il n’est pas toujours simple de savoir où placer le curseur.
Faut-il tout remplacer en triple vitrage pour être tranquille des années ? Le double vitrage moderne est-il vraiment suffisant dans la plupart des maisons françaises ? Et surtout, dans quels cas le surcoût du triple vitrage est pertinent ? Dans cet article, nous allons décortiquer le sujet sans slogans ni raccourcis, pour comprendre ce qui différencie vraiment le double et le triple vitrage, mesurer l’impact réel sur votre confort et vos dépenses, et vous donner des repères concrets pour faire le bon choix pour votre logement, avec l’accompagnement de Mille et une fenêtres !
Pourquoi le choix du vitrage pèse autant sur votre confort ?
Dans un logement mal isolé, les surfaces vitrées peuvent représenter jusqu’à 15% des pertes de chaleur, même si les murs et la toiture sont traités. Avant de choisir ses nouvelles fenêtres, il est donc important de comprendre ce qu’il y a réellement dans un vitrage moderne.
Le simple vitrage, c’est une seule vitre, souvent 4 à 6mm, sans lame d’air ni gaz isolant. De fait, la chaleur s’échappe très facilement, et la face intérieure du verre devient vite froide en hiver. C’est précisément ce qui provoque cette sensation de paroi froide près de la fenêtre, et qui peut accentuer les courants d’air par effet de convection (l’air refroidit au contact du vitrage, descend, et crée un mouvement d’air). C’est aussi l’une des raisons fréquentes de la condensation. Le verre étant froid, l’humidité de l’air intérieur se dépose plus facilement dessus, surtout le matin ou dans les pièces humides. Bref, même avec une maison bien chauffée, le simple vitrage tire le confort vers le bas et fait grimper les besoins de chauffage.
Un double vitrage classique se compose de deux vitres de 4mm séparées par une lame de gaz ou d’air, souvent 16mm d’épaisseur, on parle par exemple de configuration 4/16/4. Le triple vitrage ajoute une troisième feuille de verre et une deuxième lame de gaz, par exemple 4/16/4/16/4 ou 4/18/4/18/4. Entre les verres, l’air peut être remplacé par un gaz comme l’argon ou le krypton, plus lourds et plus isolants, qui améliorent les performances sans augmenter l’épaisseur de l’ensemble.
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Double vitrage : performances, confort et économies à la clé
Dans un logement encore équipé de simples vitrages, le passage au double vitrage change réellement la donne. On passe typiquement d’une fenêtre avec un coefficient Uw autour de 4W/m².K à une menuiserie double vitrage située plutôt entre 1,2 et 1,4W/m².K. Comme on vous le disait plus haut, à l’échelle de la maison, cette seule évolution permet de réduire la consommation de chauffage d’environ 10 à 15%. Selon la surface vitrée, le système de chauffage et le prix de l’énergie, cela peut représenter plusieurs centaines d’euros économisés chaque année, tout en améliorant nettement le confort ressenti au quotidien. Concrètement, la paroi intérieure devient plus chaude en hiver, ce qui supprime l’effet de paroi froide dès que l’on s’approche d’une fenêtre. La condensation sur les vitres diminue, car la température de surface reste plus élevée. Et si l’on choisit un double vitrage à performance acoustique renforcée, le bruit extérieur peut être atténué de 25 à 35dB, un gain de tranquillité qui fait toute la différence lorsque l’on habite près d’une rue passante ou d’un axe routier.
Il faut toutefois garder en tête qu’il existe plusieurs niveaux de double vitrage. Un modèle de base, avec simple lame d’air, offre déjà une bonne isolation, mais reste aujourd’hui en retrait par rapport aux vitrages à isolation renforcée. Ces derniers combinent une couche faiblement émissive et une lame de gaz argon pour atteindre un Ug voisin de 1,0 à 1,1W/m².K, ce qui permet d’accéder à la plupart des aides à la rénovation énergétique. À partir de cette base, on peut encore adapter le vitrage aux besoins de la maison. Version acoustique asymétrique pour les environnements bruyants, vitrage feuilleté pour sécuriser les ouvrants les plus exposés, ou contrôle solaire pour limiter la surchauffe des grandes baies au sud.
Faut-il vraiment passer au triple vitrage ?
Le triple vitrage, c’est la version survitaminée du vitrage isolant. Sur le plan purement thermique, ses chiffres parlent d’eux-mêmes. Un vitrage triple affiche en général un coefficient Ug compris entre 0,6 et 0,7W/m².K. On réduit donc d’environ 40 à 45% les déperditions par la vitre seule, et certaines menuiseries haut de gamme parviennent de descendre le Uw global de la fenêtre autour de 0,8 à 1,0W/m².K. Concrètement, la face intérieure du vitrage est beaucoup plus proche de la température de la pièce, la sensation de paroi froide disparaît presque totalement, les courants d’air liés à la paroi vitrée sont fortement atténués et la condensation devient très rare, même en hiver !
En contrepartie, tout n’est pas à son avantage. D’abord, le prix, un triple vitrage coûte souvent 50 à 100% plus cher que son équivalent en double vitrage, et une fenêtre équipée peut dépasser 400€/m² pose comprise lorsque la menuiserie doit être adaptée. Le poids augmente aussi nettement, autour de 30kg/m² contre 20kg/m² pour un double standard, ce qui impose des profils, des ferrures et une pose dimensionnés en conséquence, surtout sur les grands ouvrants. S’y ajoute une légère perte de luminosité, de l’ordre de 10% et un facteur solaire plus faible, typiquement 0,5 et 0,54 contre 0,6 et 0,65 pour un bon double vitrage. Les apports solaires passifs sont donc réduits, ce qui peut allonger le temps de retour sur investissement dans les climats tempérés. Côté bruit le gain reste limité à configuration identique. On gagne souvent à peine 1dB par rapport à un double vitrage déjà isolant, ce qui signifie que pour les environnements très bruyants, un vitrage spécifiquement acoustique reste plus déterminant que l’ajout d’une troisième vitre.
Double ou triple, la bonne combinaison pour votre maison
Avant de trancher entre double et triple vitrage, il est utile de commencer par un état des lieux global de la maison. Un diagnostic énergétique, ou au minimum un point précis sur l’isolation des combles, des murs, des planchers, le type de chauffage et la ventilation, permet de voir où part vraiment la chaleur. Si le logement est encore en étiquette E, F ou G, les priorités sont souvent d’abord l’isolation de la toiture et des parois, puis le remplacement des simples vitrages par un bon double vitrage, bien avant d’imaginer du triple sur toutes les façades.
Vient ensuite la question de l’implantation. Sur les façades sud et ouest, dans un climat tempéré, un double vitrage à isolation renforcée reste généralement le meilleur compromis, car il profite des apports solaires tout en limitant la surchauffe, surtout avec volets roulants ou vitrages à contrôle solaire. Sur les façades nord et est, ou dans les régions très froides, le triple vitrage peut se justifier sur quelques grandes baies ou pièces de vie exposées. Si l’environnement est bruyant, on privilégiera d’abord un vitrage acoustique (asymétrique ou feuilleté), le triple ne venant qu’en complément. Reste enfin la question du budget. En pose, un double vitrage se situe souvent entre 150 et 250€/m², contre 300 à 450€/m² pour un triple, voire davantage lorsque les menuiseries doivent être renforcées. Bien heureusement, il existe encore quelques aides financières pour remplacer vos fenêtres comme MaPrimeRénov’, les primes CEE, l’éco-prêt à taux zéro jusqu’à 7000 euros pour un bouquet fenêtres seul, et TVA réduite à 5,5% sur le matériel et la pose.
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